Conférence sur Big Foot

Une conférence s’est tenue le 14 mars au Museum d’Histoire Naturelle de Paris pour présenter au public l’état d’avancement des recherches sur le Sasquatch (ou Bigfoot), un homologue du Yéti en Amérique du Nord. Humour et résultats furent au rendez-vous !

De toute évidence, les canulars concernant ce cryptide populaire sont nombreux  : Vous seriez surpris de la quantité de personnes qui déambulent dans la forêt sous une cape poilue pour se faire filmer  ! Certainement un bon moyen de passer le temps, cette activité porte néanmoins préjudice à la recherche. La cohérence des témoignages, ainsi que les traces relevées aux quatre coins des Etats-unis (et du Sud du Canada) stimulent certains chercheurs à se pencher sur la question, ô combien troublante, de l’homme sauvage.

Léon Brenig et Philippe Coudray (auteurs de la conférence) ont exploré avec une équipe une zone de Colombie Britannique  où le recensement d’observations est très dense. Ce qu’ils y ont trouvé ces dernières années ne peut répondre à la question de l’existence du Bigfoot, mais ils ramènent des éléments très encourageants, notamment des photographies 3D d’empreintes de pieds.

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Cette empreinte de pied droit est un exemple assez représentatif. Photographiée par Philippe Coudray, elle  appartient à une série de trois traces espacées de 1m30, et sa taille est estimée à environs 33 cm. Dans ce genre de rapport, la 3D est d’un réel intérêt : elle permet de mieux appréhender les contours (nécessite une paire de lunette rouge/bleu).

On ne peut pas nier qu’un farceur se promène nu pied dans la forêt en courant pour augmenter sa foulée. Mais dans beaucoup de situation, la taille, et surtout la profondeur ne peuvent être causées par la marche d’un être humain – dans de rares cas, on retrouve même des empreintes digitales de la plante de pied ! Outre les empreintes, l’équipe a aussi trouvé des constructions étranges en pleine forêt, des gros rochers déplacés, un regroupement d’objets perdus sous un abri rocheux et un excrément inconnu que les laboratoires rechignent à étudier. Léon Brenig et Florent Barrère rapportent même des observations directes, bien qu’imprécises…

De nombreuses expéditions sont montées de la même manière, on peut donc espérer qu’elles ramèneront des preuves irréfutables dans les années à venir. Pour l’instant, il reste perturbant que le sujet ne soit pas résolu, surtout quand on sait que l’existence de l’animal rend vraisemblables les phénomènes observés. Dans le cas contraire, qui pourrait bien en être la cause ?

On ne peut parler de cryptozoologie sans parler du Bigfoot : il fera l’objet d’un dossier plus tard,  mais voici toutefois le site d’étude de l’animal, où chaque témoignage est recensé par état : The Bigfoot Field Researchers Organization.

Et pour finir sur le plus important, le curieux cryptidophile pourra trouver ici le fruit des années de recherches de notre équipe favorite : rapport, photographies, croquis, cartes, etc…  Bonne lecture ! SASQUATCH EXPEDITIONS 2008-2014 european team

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