La Société Internationale de Cryptozoologie

Cet article est paru dans la revue Cryptidophilia n°2

La cryptozoologie est un sujet dont on parle assez librement, mais les curieux se demanderont peut-être s’il existe quelque chose de concret – ou de scientifique – derrière cette notion. Aujourd’hui, la discipline n’est pas encore reconnue (à sa juste valeur, oserais-je dire). Néanmoins, on ne peut pas passer à côté de la ISC quand on en parle. The International Society of Cryptozoology est sans doute l’acte le plus retentissant dans la volonté d’institutionnaliser le sujet. Cette organisation a été fondée en 1982 à Washington D.C, et son président était bien évidemment l’homme que l’on va finir par bien connaître : Bernard Heuvelmans, assisté par le non moins talentueux Roy P. Mackal, biochimiste et biologiste américain.

L’objectif de l’ISC était à l’époque très clairement défini : Elle devait servir de point de repère pour les investigations, analyses, publications et discussions en relation avec les animaux présentant des formes ou des tailles inattendues, ou des répartitions anormales. L’œuvre des scientifiques travaillant pour l’organisation était publiée dans le journal Cryptozoology et la ISC Newsletter ; On avait alors à faire à des papiers très sérieux.

ICM-logo-webaddress-300x271Hélas, l’ISC ferma ses portes en 1998 à cause, dit-on, de difficultés financières. Nous aurions donc pu craindre que la cryptozoologie soit définitivement abandonnée aux méandres du web et à l’imagination des internautes. C’est en janvier 2016 qu’une lueur d’espoir s’embrase, avec la réunion du comité du Musée International de la Cryptozoologie qui se trouve dans l’état du Maine. Le 6 janvier très exactement est annoncé officiellement la création de l’ICS (International Cryptozoology Society), qui n’est rien d’autre que la résurrection de l’ISC, conditionnée par des droits d’auteurs et administratifs !

Le Président honoraire est le docteur Paul Leblond, un océanologue dont les travaux en matière de cryptozoologie restent assez célèbres, il fut d’ailleurs co-fondateur de l’ancienne ISC. On trouvera en directeur de l’association l’écrivain cryptozoologue Loren Coleman. Bien entendu, le projet tient aussi de la restauration du journal, mais la publication n’a pas encore été concrétisée.

Chers cryptidophiles, la première pierre est posée. On peut se permettre d’espérer que si des scientifiques se consacrent à nouveau à la cryptozoologie, cette dernière sera peut-être mieux appréhendée par le public et les sphères professionnelles. Que la nouvelle ISC déguisée en ICS puisse faire ses preuves !

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La carte de membre, et ils font des tarifs étudiants !

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