L’ours nandi sort de l’ombre

Chers cryptidophiles,

Vos étagères sont déjà garnies de tous les ouvrages de Bernard Heuvelmans ? Vous êtes incollables sur le calmar géant, le serpent de mer et Nessie ? Voici une occasion de rafraîchir votre répertoire avec la sortie d’un ouvrage inédit sur les ours africains, revu et annoté par Benoît Grison.

Sortie en mai 2015, 254 pages.

Couv Ours Nandi 1Le détail du résumé :

L’importance historique et écologique de l’Ours n’est plus à démontrer : ce grand carnivore, à l’allure souvent majestueuse, fait partie intégrante de notre patrimoine culturel et de biodiversité. Et l’on sait combien est précaire la situation des derniers ours bruns des Pyrénées.
De nos jours, l’on trouve encore des représentants de la famille des ursidés en Eurasie tout comme dans les deux Amériques et sur la banquise arctique. Pourtant, sur le planisphère des ours, une tache blanche demeure : l’Afrique, qui en semble bel et bien dépourvue. Ici, la Cryptozoologie s’attache à combler cette lacune : et c’est ainsi que Bernard Heuvelmans a pu consacrer ce livre, longtemps inédit, aux « Ours insolites d’Afrique ».
Avec la rigueur et l’audace scientifiques qu’on lui connaît, l’auteur y aborde deux grands sujets.
La présence passée de l’Ours brun au Maroc, en Algérie et en Tunisie, est peu connue et fut souvent controversée : déployant son érudition coutumière, Heuvelmans analyse le problème en confrontant témoignages, textes anciens, œuvres d’art antiques et ossements fossiles ou subfossiles.
Quelques affaires plus localisées, en Egypte et en Ethiopie, forment la transition avec une autre énigme, plus franchement cryptozoologique : celle de l’ « Ours Nandi » du Kenya.
 Ce croquemitaine africain, sorte de variante tropicale de la Bête du Gévaudan, s’attaquant volontiers aux êtres humains, a naguère fait trembler les Africains tout comme les colons blancs du Kenya… Si cette créature ne fait plus guère parler d’elle aujourd’hui, la question essentielle demeure : qu’était donc l’Ours Nandi ? Un ours véritable, une hyène, un oryctérope, un énorme ratel, ou bien des hommes commettant les crimes qu’on lui attribuait ? Ou faudrait-il encore invoquer la survivance actuelle d’une espèce fossile, l’étrange Chalicotherium par exemple ?
Nous laisserons au lecteur le soin de découvrir la solution de l’énigme qu’avance Bernard Heuvelmans, aussi fascinante que bien étayée.

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